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Ce que personne ne dit sur l'achat local au Québec
Par: Jonathan Bélanger
Il y a quelques années, Claudia et moi avons tout misé sur quelque chose que nous croyions nécessaire.
Nous avons changé nos emplois, notre ville, notre rythme de vie. Pas pour la gloire ni pour l'argent — pour une raison très simple : on n'arrivait pas à s'approvisionner en aliments fermiers locaux sans faire la tournée des fermes une par une. On s'est dit que ça n'avait pas de sens. Que d'autres familles vivaient la même chose. Que quelqu'un devait bâtir ce pont entre les fermes d'ici et les tables québécoises.
C'est devenu Maturin.
Ce que j'ai découvert en chemin
Je savais que ce serait difficile. Mais je n'avais pas mesuré à quel point.
Ce que j'ai découvert sur le terrain, c'est que l'écosystème qui soutient nos fermes familiales et nos transformateurs artisanaux est en bien mauvais état. Il est mal adapté, mal financé, et souvent laissé pour compte par des décisions d'affaires qui favorisent les grandes entreprises au détriment des petits producteurs.
Aujourd'hui, je suis plus certain que jamais que Maturin est nécessaire. Mais je réalise à quel point le système n'est pas encore prêt pour ce qu'on construit.
Le paradoxe de l'achat local
La guerre commerciale avec les États-Unis a mis en lumière quelque chose que plusieurs savaient déjà : le Québec ne peut pas se permettre de dépendre des autres pour nourrir sa population.
L'autonomie alimentaire, ce n'est pas un idéal romantique. C'est une question de résilience économique, de sécurité et de fierté. Et les chiffres le confirment : selon le Baromètre CQCD-ORAMA d'août 2026, 83 % des Québécois évitent dans une certaine mesure les produits américains, et 81 % ont augmenté leurs achats dans les commerces locaux.
Le mouvement est réel. La volonté est là.
Mais voilà ce que peu de gens savent : les entreprises qui rendent l'achat local possible au quotidien peinent à tenir debout. On demande aux consommateurs d'acheter local, mais on ne donne pas toujours aux entreprises locales les moyens de livrer la marchandise — au sens propre comme au sens figuré.
Maturin, c'est plus qu'une épicerie en ligne
Maturin, c'est un réseau de dizaines de fermes familiales et d'artisans transformateurs québécois. Des gens comme Paul et Marie-Philippe de la Ferme Saint-Vincent, qui élèvent leurs animaux biologiques nourris à l'herbe à Saint-Cuthbert. Comme Marie-Pier de la Ferme du Luçois, qui a fait son cours de boucherie à 28 ans pour mieux servir ses clients et prendre la relève familiale. Comme Marie-Paule du Jardin Noir, qui cultive ses légumes en Montérégie depuis 1976.
Chaque commande passée sur maturin.ca, c'est leur travail qui arrive directement sur votre table — et un juste prix pour leur ferme, bien au-delà de ce que le réseau de distribution conventionnel leur offrirait.
Ce qu'on peut faire ensemble
Je ne dis pas tout ça pour me plaindre. Je le dis parce que les gens méritent de comprendre ce qui se passe vraiment derrière les beaux discours sur l'achat local.
Le Québec a les producteurs. Il a les consommateurs. Il a la volonté.
Ce qu'il lui faut, c'est un système qui les connecte et qui les soutient vraiment.
Vous pouvez contribuer à ce système dès aujourd'hui, simplement en choisissant de commander vos aliments chez les producteurs d'ici. Chaque commande compte. Chaque geste compte.
→ Découvrez les producteurs de notre réseau sur maturin.ca